8'738 heures se sont écoulées entre le dernier cri libérateur émis par l'italien Fabio Grosso et aujourd'hui. Soit 12 mois qui sont passés depuis les larmes du symbolique défenseur français, Lilian Thuram. Ou encore 365 jours exactement que l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football prenait sa retraite, sur un "coup de tête".
1 an s'est effectivement écoulé depuis la merveilleuse finale de la Coupe du Monde à Berlin, remportée par les italiens au dépend des français.
Pour certain cette victoire les aura rempli d'orgueil l'histoire d'un été, pour d'autres, les vaincus plus particulièrement, c'est le sentiment inverse qui s'est vérifié, puis vient cette 3ème catégorie de personne qui eux y ont repensés durant la quasi integralité des jours qui se sont écoulés depuis cette soirée-là. Vue de l'extérieur, ces personnes là sont prises pour "folles", personnellement, je préfèrerais utiliser un autre terme : passioné.
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Quoi qu'il en soit beaucoup de choses ont changées, les héros de ce soir-là ne le sont plus forcément aujourd'hui, d'autres plus discrets l'an dernier se sont sublimés depuis, un grand nombre d'évènements se sont vérifiés durant cette longue année, suffisament pour tirer un petit bilan sur un football qui je cite "est en voie de disparition", du moins c'est ce qu'avaient soufflés successivement M. Blatter et M. Platini avant la Coupe du Monde allemande. Etrange coïncidence quant au final, ces 2 messieurs auront récompenser ce même football dans les deux compétitions plus importantes au niveau international, à savoir la Coupe du Monde et la Champions League, et tout cela en l'espace de 10 petit mois...
Vous l'aurez donc compris, " 9 luglio 2006 : l'anno dopo " est un article qui se veut narratif mais aussi explicatif.
Que sont devenus les acteurs de cette soirée historique ?
Quels ont été les retombées du triomphe azur côté transalpin, côté tricolore et sur le monde du football en général ?
Quels évènements majeurs se sont succédés depuis cette douce nuit allemande ?
Parce que le 9 juillet n'étais pas une arrivée mais un nouveau départ, nous vous racontons la suite d'une histoire qui n'est peut être pas encore terminée .......
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Comeback années 1990
Comme tout bon thriller, il faut connaître le départ pour en apprécier mais surtout pour comprendre l'issue finale. Nous avons donc choisis, en guise de prologue, de faire un bref retour sur la tenue du football italien lors des années 90.
Les années 90, peuvent être résumé comme la phase de transition entre le football d'un temps (celui qui appartenait quasiment QUE au peuple) et celui que nous connaissons aujourd'hui, à savoir le football qui est dirigé par une poignée de gros porte-monnaie qui pour la plus part disposent d'inffluences extra-sportives également.
Pour ne parler que de l'aspect du jeu, en s'axant sur la séléction nationale, on se rend compte que lors des 3 mondiaux disputés ces années-là ont toujours été bons, parfois très bons mais jamais assez pour aller au bout. Quel ingrédient aura-t'il manqué pour triompher à Schillaci et les siens en 90 ? à Baggio en 94 ? à Vieri en 98 ? Des réponses claires et nettes on en trouvera probablement jamais, reste que chacun peut se faire son idée et pour nous le facteur manquant aura été ce petit coup de pouce du destin qui fait la différence, plus familièrement appelé : la chance !
Effectivement sortir 3 fois au tirs aux buts (90 : en demi, 94 : en finale, 98 : en quart) est difficilement explicable autrement que par ce facteur-là. Mais on le sait et on le dit aussi, parfois il faut être capable de forcer ce destin, chose qui aura pêché à ces séléctions qui resteront tout de même dans les mémoires des italiens. Ce qui ne sera en revanche pas le cas de la débacle 2002 en Asie.
Veille de la Coupe du Monde en Allemagne
Chance ou malchance ? Le temps passe, les gens oublient, reste uniquement les coupes présentes dans les palmares qui sont là pour certifier et appuyer des affirmations telles que " ce football est en voie de disparition ". C'est une phrase qui peut avoir de lourdes retombées et cette même phrase a été prononcée par 2 géants du football d'aujourd'hui peu avant la Coupe du Monde en Allemagne.
En effet, aussi bien Sepp Blatter que Michel Platini, se sont laissés allez à ce genre de déclaration aussitôt avait éclaté le scandale italien. Mais essayons d'allez au-delà de cette simple phrase et analysons si il y avait lieu ou pas d'affirmer ce genre de lourds propos !
La dernière victoire de la séléction italienne remonte à 1982, soit 24 longues années, en terme de clubs seules 6 Champions League ont été remportées par des clubs italiens depuis ces 24 années là, ajouté à cela les divers scandales story qui ont touchés de près ou de loins notre football (Heysel 85, les affaires de dopages en tout genre, les détournements de fonds, la violence dans les stades) ce scandale appelé "Moggiopoli" qui éclatait juste avant ce mondial était donc de trop. L'Italie était une victime facile, une victime à terre, et ce n'est ni un personnage qui a évolué dans ce football-là plusieurs années (Platini) ni un de ces fidèles détracteur (Blatter) qui auront manqués de donner des coups de batons et d'enfoncer un peu plus le football italien, en oubliant tout apport de celui-ci pour en garder que les côtés néfastes.
Bref, nous ne voulons en aucun cas pas prêcher la bonne parole, nous racontons, nous expliquons les faits, après chacun disposera des connaissances nécessaires pour se faire sa propre idée.
La Coupe du Monde 2006
On dit toujours qu'une Coupe du Monde se gagne bien avant les 2 mois fatidiques parmi lesquels s'affrontent les 32 dernières équipes. C'est fort probable en effet, il y a différents moyens d'arriver à ce genre de compétition aussi bien physiquement que mentalement. Et c'est justement le mental qui peut jouer un gros coup dans la réussite ou non de cette compétition, qui sait c'est peut être cela qui aura manqué aux dernières séléctions azures ?
Reste qu'il faut arriver prêt, en bonne santé, motivé et unis les uns aux autres, une équipe soudée en somme. Parce qu'on a vite le reflexe d'oublier de nos jours que le football reste un sport d'équipe même si X apparait dans tout les magasines et Y pas.
Comment les italiens arrivent-ils à ce mondial ? La phase qualificative fût très satisfaisante, et pourtant elle ne s'annonçait pas aussi rose avec la première défaite de Lippi et des siens en Islande (0-2) juste à l'issue des caothiques compétitions de 02 et 04 sous la houlette du Trap.
A quelques mois seulement du mondial, des amicaux significatifs arrivaient, la Hollande tout d'abord chez elle, ou mené 1-0 les italiens parviendront à remonter sans leur meneur (Totti) et à s'imposer 3-1 dans une ambiance pourtant hostile ! Lippi a compris une chose que Trapattoni n'avait pas compris, tout miser sur un homme s'est risqué, et lorsque Francesco s'est blessé ce fût un grand coup dur mais pas un coup insurmontable, en atteste ce match amical mais aussi et surtout le suivant.
Le suivant est celui au mois d'avril face à la Manshafft, pays organisateur du mondial, à Florence cette fois-ci. Toujours sans Totti, les joueurs de Marcello Lippi vont réaliser un début de match tonitruant, un premier but puis un second et même un 3eme, tout cela en 18 petites minutes, les allemands sont sous le choc, un 4eme arrivera même et seul Huth le géant de la défense germanique pourra venir inscrire le but inutile d'une prestation magistrale des italiens qui s'imposeront donc sur le score de 4-1.
A la suite de ce match, de nombreuses félicitations sont arrivées par les médias de part le monde, mais voilà qu'avec ce scandale qui éclate aux portes du mondial, tout se chamboule ! On parle de licencier Lippi, Buffon est interrogé sur des paris sportifs illégaux, Totti fait tout son possible pour soigner sa cheville afin de revenir à temps et disputer la Coupe du Monde, et les supporters tarient injures sur injures aux joueurs notamment à Fabio Cannavaro le capitaine de la squadra, celui-ci ayant défendu dans une interview son club, la Juventus.
Le scandale touchant les clubs les plus représentés dans la séléction (Juve,Milan,Fiorentina pour ne citer qu'eux), on aurait pu imaginer que chaque joueur, à l'image de Cannavaro, se serait mis à défendre son club et que cela aurait pu créer des tensions. Mais c'est là que va se jouer la suite, le tout nouveau président de la Federation italienne, Guido Rossi va venir confirmer Marcello Lippi, la séléction italienne va alors partir en Allemagne laissant toutes les tensions en Italie, afin de se consacrer uniquement à ce mondial là.
Partir oui, penser à autre chose oui, mais oublier non ! Personne, de Lippi à Cannavaro en passant par le staff ou les dirigeants présents, personne n'oubliera les paroles des représentants de la Fifa et de l'Uefa, personne n'oubliera les injures reçues, et tout cela avec le scandale viendra accompagner cette compétition, avec des retombées jours après jours, dans la tête de chacun.
Lippi réussissait merveilleusement bien à tenir toute sa troupe unie malgré un scandale sans précédent ou presque...
Presque car il faut le dire il y avait eu un précédent, un précédent qui remontait il y a 24 ans en arrière. Tiens on en a pas déjà parler de ces fameux 24 ans ? En effet, ce sont les 24 ans qui séparent les italiens de leur dernière victoire en Coupe du Monde, c'était en 1982 en Espagne. A l'époque un scandale sur des paris illégaux éclataient, un joueur avait été disqualifié pendant une longue période et avait été convoqué dans cette séléction par l'entraîneur Bearzot. Le nom de cet homme Paolo Rossi, le reste tout le monde le connait, ce sera le grand buteur de la squadra lors de la compétition et la squadra fera force de toutes les critiques pour triompher là ou personne ne l'attendait.
Là ou personne ne l'attendait nous amène à un mot précis : l'attente. Et oui car à chaque veille de grande compétition les journalistes aiment faire des sondages pour vérifier quels sont les favoris à la conquête du titre suprême. Bizarrement ces mêmes journalistes semblent vite avoir oublier la belle prestation en amicale face aux Allemands puisque l'Italie ne sort nulle part comme favorie. Mais ce ne sera pas ça qui viendra perturber l'ambiance italienne déjà bien mis à l'épreuve avec le scandale !
Reste qu'après tout il n'y a qu'un seul verdict qui compte, c'est celui du terrain et voilà que le mondial débute pour les italiens, qui n'attendaient que ça, qu'on puisse enfin parler du jeu et arrêter d'en venir et de toucher les personnes en particulier ! Lippi à le bon flaire et lance un appel à la veille du match face au Ghana :
" J'aimerais qu'à partir de maintenant vous mettiez de côté ce scandale. Il y a une Coupe du Monde qui se joue et je pense qu'aussi bien vous que nous voullions réaliser quelque chose, alors laissez-nous travailler tranquillement. Vous pouvez critiquer bien sûr, mais faites-le sur le jeu, sur moi, mais arrêtez de prendre à part chaque joueur s'il vous plait ! "
Ce sera, "en partie", chose faite. Pendant la compétition il y aura bien sûr toujours des petites questions par-ci par-là mais néanmoins plus autant que lors de la préparation.
Le mondial commence enfin pour Lippi est ses joueurs, et il commence comme personne pouvait l'imaginer : 2-0 et une prestation "pas italienne" titrera le lendemain un journal. Pas italienne ? Et bien oui à force d'écouter des personnes comme Blatter et Platini, on garde des clichés, tels que les italiens jouent défensivement, les italiens simulent et d'autres, sauf que beaucoup ont du oublier de regarder les matchs qualificatifs de la squadra qui aura aligné des tridents en continue, et qui n'hésite pas à le faire face au Ghana en proposant le duo Toni-Gilardino suivi de près par le retrouvé Totti. Totti aura réussi son pari, il n'est pas encore au top certes mais il est présent sur le terrain et reste unique. De nombreuses occasions seront crées dans ce match et après la transversale de Toni et le poto de Gilardino, c'est Pirlo qui viendra ouvrir le score à quelques minutes de la mi-temps. Le Ghana est corriace, mais Lippi l'a bien étudié et ne l'a nullement sous estimé, Totti sortira juste après avoir subi un tacle assassin qui fort heureusement n'aura guère de conséquences sur sa cheville fraîchement remise à niveau. Le 2-0 qui viendra scellé le sort du match sera inscrit par le nouvel entrant Vincenzo Iaquinta (et un changement gagnant) très bien trouvé par Andrea Pirlo, l'homme de ce premier match. Les italiens s'imposent donc 2-0 en démontrant un jeu alèchant, plaisant et offensif oui nous avons bien dit offensif !
Les retombés de ce match sont enormes, à en lire les médias on croirait qu'ils viennent de découvrir que l'Italie est capable de bien jouer, toutes les critiques pré-mondial sont vites mises de côté pour faire place aux éloges sur la prestation de ce premier match.
Mais Lippi n'est pas dupe, il va tout d'abord calmer les siens pour éviter que certains se voyent déjà plus beau qu'ils ne le sont, pour ensuite s'occuper des journalistes :
" Nous n'étions pas des manches avant, nous ne sommes pas des phénomènes maintenant. "
Dira-t'il très justement, en axant les objectifs sur le second match face aux américains, en dévoilant l'envie de se mettre à l'abri dans ce groupe relevé, car une seconde victoire serait synonyme de qualification assurée, et n'oublions pas qu'en cas de qualification en 2eme place du groupe c'est fort probablement le Bresil qui vous attend en huitième !
Lippi ne veut donc pas prendre de risques avant ce match face aux américains, ces-derniers tout frais d'une déculotée face aux Tchèques (0-3) veulent se reprendre et quoi de mieux que de jouer à Kaiserslautern, là ou siège une immense population américaine. A la différence du 1er match ou les supporters étaient en faveur des italiens ici les américains jouent quasiment à domicile. Ambiance difficile et match difficile ! Les américains prennent de suite les devants de part leur vivacité de percussion. Difficile de les arrêter, mais Cannavaro parviendra à repousser les assauts, jusqu'à en arriver à la règle fatidique du " but raté, but encaissé " chose qui se vérifiera avec Alberto Gilardino qui viendra ouvrir le score pour les italiens sur une superbe tête plongeante issue d'un coup franc du stratège Andrea Pirlo. 1-0 contre le cours du jeu, un jeu qui va s'enfflamer avec le vilain coup de coude de De Rossi qui sera expulser. Lippi va alors sortir un Totti nerveux (carton jaune) et lui éviter des vilains coups, dans un match trop virile. Quelques minutes seulement après le but de Gilardino les américains égaliseront sur un coup de patte malchanceux du défenseur italien, Zaccardo qui propulsera le ballon dans ses propres buts. 1-1 place au massacre ! Un tacle à bannir arrivera sur Andrea Pirlo, l'auteur ? Pablo Mastroeni, carton rouge et puis s'en va. Mais parfois revient aussi, puisque quelques minutes plus tard c'est Eddie Pope qui vient sécher Alberto Gilardino et prendre également un rouge. Les italiens à 10 contre 9 vont se créer bons nombres d'occasions mais les esprits ne s'attendaient pas à un tel scénario, ils sont troublés et dans les têtes il y a plus la sensation de se dire qu'il vaut mieux sauver le match nul plutôt que de risquer de tout perdre ! C'est chose faite et les italiens sortent du stade avec une prestation peu plaisante, quasi dominé par les américains, mais ont prouvés de belles forces mentales, en résistant à 10 contre 11 malgré le gros soutiens du public américain.
C'est un tout autre Lippi qui se présente à la conférence de presse le lendemain, déçu et fâché. Déçu pour les 2 pts perdus, fâché parce que les siens n'ont pas su profiter de la supériorité finale lorsque les italiens étaient à 10 contre 9. Mais en tirant les conclusions de ce match il reconnaîtra lui aussi que ça aurait pu finir pire, fort heureusement de l'autre côté les Ghanéens se transcendent face aux Tchèques et les battent, ce qui confirme les attentes de ce groupe qui résulte extrêmement serré à la veille des 2 derniers matchs : Ghana-Usa et République Tchèque-Italia !
République Tchèque-Italia nous y sommes, des vieux souvenirs pas si lointain nous ramènent à l'euro 1996 ou le tout jeune Pavel Nedved et ses troupes venaient nous sortir de l'euro britannique. 10 ans plus tard Nedved est toujours là, plus confirmé que jamais, mais aussi et surtout accompagné par des étoiles du football tchèque comme Rosicky, Baros, Ujfallusi ou encore le splendide gardien Petr Cech. Pour passer en tête du groupe il faut gagner ! L'objectif il est là, un match nul pourrait suffir mais pas pour la 1ere place et qui veut du Brésil en huitième ?! Lippi va faire un premier changement tactique lors de ce match là, il repose Luca Toni peut en évidence lors des 2 premiers matchs, et laisse le seul Alberto Gilardino en pointe soutenu par les Totti, Camoranesi, Perrotta. Alors qu'en défense Fabio Grosso vient prendre la place du malheureux Zaccardo. Dans le début de match l'Italie semble se soucier tout d'abord à bien tenir le milieu de terrain, ainsi une belle possession sera réalisée mais voilà le premier évènement défavorable. Alessandro Nesta ressent une douleur au niveau de l'adducteur, s'en est fini pour lui, et tout comme De Rossi (4 matchs de suspensions suite au coup de coude) probablement que son mondial est terminé ! Malheureux ce Nesta, qui débutait en 98 et se blessait face à l'Autriche en huitième, qui en 2000 perdait un euro à la dernière seconde, et qui alignait d'autre blessure en 02 et 04. C'est Marco Materazzi qui prend sa place ! Et là dans le coeur de tout les italiens la peur, car si le monde ne le connait que pour ses débacles, les italiens savent qu'il est capable de bien faire mais surtout du pire. Lorsque sur le corner de Totti c'est ce même Materazzi qui semble sauter sur un trampoline pour aller loger le ballon au fond du but grâce à son merveilleux coup de tête, on se dit que c'est vraiment étrange ! Etrange de voir un joueur tant critiqué devenir le héro du jour, mais c'est le cas, et cela ne déplaira surement pas aux italiens. Les Tchèques sont sous le choc et au fil des minutes qui passent ils se voient toujours plus dehors du Mondial, avec les Ghanéens qui battent les Américains de l'autre côté, mais à trop calculer on en oublie l'essentiel, son prore match ! Et voilà qu'après 2 actions manquées incroyablement, le nouvel entrant (encore un bon coaching) Filippo Inzaghi vient coucher Petr Cech et inscrire son but. La passe de but est l'oeuvre de Barone (nouvel entrant encore une fois). 2-0 l'Italia se qualifie en tête de son groupe et passe avec le Ghana en huitième de finale, une première tension qui s'efface et des sourires qui se manifestent sur les lèvres des transalpins à l'issu de ce match. En tribune, les femmes des joueurs (présentes à tout les matchs !) sont fières de leurs hommes et pour certaines d'entre elles, accompagnées de leurs enfants acclament à haute voix leurs chéris.
Lippi est content, Lippi est fier, il sent qu'il commence à prendre des petites revanches au fur et à mesure, mais il ne s'y attarde jamais et fixe déjà les nouveaux objectifs, en huitième c'est l'Australie mais pas de n'importe qui, l'Australie de Guus Hiddink !
Guus Hiddink, que de retrouvailles ! 4 ans plutôt ce même coach sortait la séléction italienne du mondial Coréen avec sa Corée du Sud ! L'année d'avant il manquait de peu d'éliminer le Milan en demi finale de ligue des champions avec son PSV ! Bref, cet entraîneur prend du plaisir à mettre les bâtons dans les roues des italiens. Côté azur on ne veut pas parler de revanche, mais simplement de victoire, l'objectif il est simple à partir de maintenant c'est vivre ou mourrir, gagner ou perdre ! Sans Nesta, remplacé par le nouvel héro Materazzi, Lippi fait des choix importants, il réaligne Toni et Gilardino en pointe mais cette fois-ci avec Del Piero et non plus Totti qui est mis au repos une nouvelle fois après les 25 minutes seulement face aux américains. La squadra part fort, une première tête de Toni s'en vient effleurer le poto gauche du gardien, ensuite c'est une volée acrobatique de Gilardino qui manque de peu d'ouvrir le score. Mais voilà un évènement qui survient, et pas des moindres ! L'arbitre espagnol vient expulser Marco Materazzi (quand on vous disait qu'il pouvait aligner du bon et du pire) même si sur ce coup-là franchement l'expulsion semble sévère. Reste que celle-ci va changer totalement le match, la squadra va désormais devoir souffrir, sous une chaleur torride, avec les supporters australiens plus nombreux, et les joueurs de Hiddink qui commencent à y croire et prennent les devants. C'est alors que les italiens vont nous sortir une démonstration défensive remarquable, si on apprécie le jeu offensif du brésil il faut reconnaître les méritent lorsque les italiens jouent la défense il y en a pas deux d'équipe comme ça ! Cannavaro va tisser un vrai et propre mur devant son gardien, et va faire comme professeur au jeune Barzagli (entré pour combler le rouge de Materazzi) durant le match. Les peu de ballons qui passeront la défense italienne seront arrêtés merveilleusement bien par Gianluigi Buffon ! Les prolongations arrivent à grand pas et les italiens ne pouvaient faire autre chose que les attendrent, mais tiendront-ils sous cette chaleur de plomb, déjà à 10 depuis un bon moment ? C'est un risque un gros risque, c'est alors que les joueurs vont en prendre un aussi, nous sommes à la 93eme minutes et des poussières, lorsque Francesco Totti (entré depuis peu) lance Fabio Grosso sur son côté gauche, Grosso n'a pas 36'000 solutions, il arrive fatigué sur le ballon après un long sprint mais réussis à échapper au premier défenseur, c'est alors qu'une fois arrivée dans la surface, Neil s'allonge devant en effectuant un tacle glissé dans le vent, Grosso écarte son ballon de l'adversaire mais retombe sur le défenseur. Pour l'arbitre il ne fait aucun doute : Penalty ! C'est Francesco Totti qui tiens le destin des italiens dans son pied droit, à quoi aura-t'il penser à cet instant là ? Au penalty de R.Baggio manqué en 94 avec ce même n°10 sur le dos peut être ? A tout les efforts qu'il a du effectuer pour revenir et disputer ce mondial ? Aux critiques qu'il a reçu malgré ses efforts ? Peut être un mélange de tout ça, reste que sa frappe est si forte qu'elle contient toutes les espérances des italiens et les prolongent en pleine lucarne, Festa Grande et en direction vers les Quarts !
C'est un Lippi essouflé qui vient nous parler de ce match, il soulignera la grande force mentale des siens, et viendra repoussé les critiques suite au penalty généreux en rappelant qu'auparavant il y a un carton rouge tout aussi généreux qui est venu sanctionner son défenseur Marco Materazzi. Juste le temps pour jouer la carte du Fair Play, et féliciter les australiens de Guus Hiddink, pour apprendre une mauvaise nouvelle alors que l'ambiance était au beau fixe. Gianluca Pessotto ancien joueur de la vieille dame est hospitalisé entre la vie et la mort suite à une tentative de suicide ! Tout le monde est sous le choc car la plus part des membres de la squadra ont connus de près ou de loins et ont vécus avec Gianluca ! Les juventini vont lui rendre visite avec un jet privé. Pessotto survie à l'aide de la respiration artificielle et malheureusement il y a le match qui approche il est difficile pour Lippi et les siens de repenser Coupe du Monde lorsque ce genre de chose survient, mais il va réussir d'une manière ou d'une autre à recentrer tout son petit monde sur le Quart de Finale en mettant sur la planche qu'il faut jouer pour lui, "on a pas le droit à l'erreur" dira-t'il. En Quarts, les italiens rencontrent un nouvel ami : Andriy Shevchenko !
C'est encore des retrouvailles donc pour ce Quart de finale, avec une Ukraine qui a évolué en dent de scie durant la compétition, alignant du très mauvais comme la débacle espagnole, et du très bon avec la correction au dépend des tunisiens. Reste qu'ils sortent la Suisse en huitième de finale au tirs aux buts et que pour une 1ere participation arriver en Quart de Finale est quelque chose de tout à fait respectable ! Shevchenko oui mais pas seulement, Kalinichenko, Gusev, Rebrov et Milievsky aussi ! C'est une Ukraine qui dispose d'un effectif compétent, peut être pas constant, mais si ils sont dans leur soir ils peuvent faire peur à n'importe qui (rappelons qu'ils ont battus la France il n'y a pas si longtemps que ça au Stade de France...). Lippi change encore, cette fois dehors Gilardino et Del Piero, c'est Totti en soutiens de Luca Toni. En défense, le très bon Barzagli va poursuivre son stage d'apprentissage au côté de Fabio Cannavaro. Un début de match sans gros problème pour les italiens qui prennent vite la possession du ballon, Gattuso comme à son habitude ratisse un paquet de ballon et Pirlo les délivrent, le milieu fonctionne à merveille, les avants peines un peu à se créer des occasions, c'est alors que le danger arrive d'ailleurs, une montée sur le côté droit de Gianluca Zambrotta, qui joue en une-deux avec Totti, ce dernier lui remettant un superbe ballon du talon, Zambrotta s'envole, percute et alors que tout le monde s'attendait à une passe, s'en vient décocher un bolide que Shovkovsky, le gardien ukrainien, ne peut qu'éffleurer : 1-0 ! Zambrotta qui fond presque en larme en inscrivant ce but, son cri rageur, et son saut était tout pour Pessotto. Ceux qui connaissent Gianluca savent que c'est un homme réservé et timide, mais ce soir-là il ne comptait que de bien faire pour son ancien copain de chambre à la Juve et qui se trouvait actuellement en chambre d'hopital ! Les italiens ne vont jamais perdre le fil du match, même si les ukrainiens vont réussir à se rapprocher dangereusement, avec notamment une action tarabiscotée qui verra un sauvetage encore une fois de Zambrotta de sa cuisse sur la ligne de but ! 2-3 très beaux arrêts de Buffon et une transversale pour qu'enfin le meilleur buteur de la Serie A décide que s'en est trop et qu'il doit marquer. Toni inscrira le 2-0 en seconde période sur un bon centre de Totti et viendra compléter cela avec un plat du pied dans le but vide suite à une superbe perçée de l'eternel latéral Gianluca Zambrotta ! Fin du match 3-0, net et sans bavure, un match ou Lippi aura profité de réinserer le malheureux Zaccardo afin de lui redonner confiance et de faire joueur ceux qui n'avaient pas encore beaucoup jouer tel que Oddo et Barone. Fêter oui mais pour Pessotto ! Cannavaro s'en va chercher une banderole parmi les supporters et la dévoile sur le terrain. La banderole dit " Pessottino siamo con te " (Petit Pessotto on est avec toi), et les joueurs vont danser autour de celle-ci et s'y féliciter. Une très belle image qui restera dans les esprits de tous !
Lippi est extrêmement satisfait des siens, mais il ne peut pas s'attarder à les féliciter, il faut voir plus loin, et lorsque des bonnes nouvelles arrivent du côté de Pessotto, son état s'améliore, revient le coup de massu ! Le 1er verdict sur le scandale du Calcio tombe juste avant la demi finale ! Les journalistes ne peuvent s'empêcher de râbacher le sujet et de le remettre sur la table, mais Lippi et les siens font justement la part des choses, et n'y répondent quasiment plus ou alors de manière très brève et neutre. Car il y a une demi finale à préparée, et pas des moindres, face au pays hôte : L'Allemagne ! L'italie n'a pas toujours eu les supporters majoritaires en Allemagne mais là ils savent dès le départ qu'ils auront à faire à un réel enfer ! Ajouté à cela que le match se disputera au WestfallenStadion là ou les Allemands n'ont jamais perdu, rien ne s'annonce bien ! Un semi scandale éclate encore à quelques jours du matchs, lors du quart de final Allemagne-Argentine en fin de match éclate une altercation entre joueurs et dirigeants des deux pays, une image montrant l'allemand Torsten Frings percuté un argentin d'un coup de poing sera dévoilà par un média tessinois, les Allemands sont furieux. Encore une fois ici tout le monde oubliera que 2 ans plus tard personne ne s'est excité du côté transalpin quand Totti se faisait reprendre par les télévisions dannoises en train de cracher sur Poulsen, mais les italiens n'en sont plus à un scandale prêt !
Place au match ! Lippi retrouve son duo axial Cannavaro-Materazzi, avec sur les côtés Zambrotta-Grosso, au milieu sont confirmées les excellents Gattuso-Pirlo avec plus offensifs Perrotta et Camoranesi, suivi de Totti et Toni seul en pointe. Les allemands de leur côté avec le souvenir de la débacle 1-4 de Florence aligne 2 attaquants Klose et Podolski et donc une équipe un poil plus offensive du moins sur le papier. Car en effet sur le terrain ce sera différent, l'Italia va faire une des plus belles prestations de ces dernières années, les allemands jouent bien aussi, c'est un match assez fermé, très peu d'occasion mais beaucoup de belles manoeuvres de part et d'autres. Et Lippi va montrer au cours de ce match, que les clichés sur les italiens n'ont pas lieu d'être, en faisant entré Gilardino,Iaquinta et Del Piero soit 3 joueurs offensifs ! A l'heure ou la prolongation arrive les italiens sont quasiment à 4 joueurs exclusivement offensifs, les allemands ont eu des actions merveilleusement bien sorti par Gianluigi Buffon toujours invaincu si ce n'est le but contre son camp de Zaccardo ! La prolongation commence et voilà la 1ere occasion, Gilardino récupère un ballon au milieu de terrain le long de la ligne de touche, il le remet puis part en profondeur, il est servi mais se retrouve proche du poteau de corner très excentré sans aucun soutien, il décide alors de percuter et piquer, il se défait d'un défenseur avant de finter Ballack qui était revenu défendre, Gila enchaîne une frappe pied gauche après son crochet pied droit, et tout le stade retient son souffle, si il rentre c'est probablement le plus beau but du Mondial, le ballon s'en va lentement vers le but de Lehmann qui réussit à effleurer la balle mais elle passe quand même et s'en va.... heurter le poto ! MAMMA MIA, s'écrie alors les supporters, la malchance est de retour ?!! Mais les italiens reviennent de trop loin pour s'arrêter à un coup du destin, c'est alors qu'une minute plus tard ils obtiennent un enième corner, devié du talon par Gilardino, le cuir se retrouve dans les pieds de Gianluca Zambrotta à l'exterieur de la surface de réparation, un contrôle puis une frappe qui semble s'envoler en lucarne.... transversale ! MA QUESTA E UNA MALEDIZIONE s'écrie le commentateur de la télévision italienne nationale ! Et là on commence sérieusement à se dire que oui... L'Italia domine vraiment le jeu, les allemands sont de temps à autre dangereux en contre, mais Cannavaro veille, et Buffon gère ! Les penalties approchent à grand pas et tout le monde se dit que l'Italia sortira, comment avoir de la chance après 2 coups de malchance comme ça, c'est impossible ! Mais il reste tout de même 1 petite minute de prolongation à jouer, et un nouveau corner, c'est Del Piero (nouvel entrant) qui s'en va le botter, le caméraman reprend Grosso qui monte sur le corner, hasard ou destin ? Reste que suite à un cafouillage dans la surface, on va retrouver Grosso qui s'était placé au second poto, le ballon arrive sur Pirlo qui cherche l'espace, et d'une merveilleuse passe à l'aveugle trouve Grosso qui se trouve maintenant excentré côté 1er poto, et d'une magnifique frappe enroulée instantané du pied gauche trouve le....... BUUUUT ! Incroyable ! Le stade se tait, on entend plus que les quelques supporters italiens ! Les allemands sont bouche bés ! Enfoncés dans leurs fauteuils ! à 1 minute des tirs aux buts, discipline ou ils n'ont jamais perdu par ailleurs, ils se prennent un but incroyable ! Mais un allemand ne baisse jamais les bras, Ballack et les siens repartent de plus belle, un centre mais intercepté par CANNAVARO, qui s'en va, et passe à Totti, Totti voit et lance Gilardino, Gila percute et sent que Del Piero arrive dans son dos, il emmène alors son défenseur vers l'axe du but pour libérer le côté gauche pour Del Piero, et effectue à son tour une passe à l'aveugle, Del Piero se retrouve seule face à Lehmann, quasiment la même position qu'il y a 6 ans plus tôt face à Barthez en finale de l'euro 2000 ou là il avait échoué, mais cette fois-ci il ne se pose pas de question et trouve la lucarne opposée !!! 2-0 ! E finita ! L'italia est en finale ! Les joueurs sont exterminés mais heureux !
Lippi est au mieux de la forme, heureux, fier, il souligne et félicite comme jamais les siens, "ils ont fais un miracle" s'exclamera-t'il ! " Je ne peux rien leur reprocher, ils ont fais le match parfait ! ".
C'est toute l'Italie qui reprend des couleurs au fil des matchs de cette squadra partie de si bas, qui se retrouve maintenant en finale de la Coupe du Monde !
A la veille de cette finale Lippi tiendra toujours ses joueurs en haleine en affirmant aux journalistes qu'il ne veut en aucun cas qu'on dise " Quoi qu'il arrive on a réussi une belle compétition ! Je veux pas de quoi qu'il arrive, on veut compléter et mener à terme en gagnant cette compétition car on ne sera heureux que en gagnant ! Perdre ici tu y repenses toute ta vie ! " Gattuso un autre symbole de cette squadra confirmera cela en disant : " Une finale de coupe du monde tu la rêves toute ta vie, et si ça arrive une fois c'est quelque chose de merveilleux, ça arrive rarement 2 fois ! " L'objectif il est simple en vue de cette finale, les italiens retrouvent la France, celle qui les a éliminé en 98 , celle qui leur a arraché l'Euro en 2000, avec des joueurs qui ont pour la plus part évolué dans le Championnat Italien ! Les joueurs se connaissent, et Lippi est sûre d'une chose : " Le gagnant sera celui qui aura le plus faim ! "
D'un côté la génération Zidane, avec lui justement Zinedine pour qui la finale de Berlin ce 9 juillet 2006 sera quoi qu'il arrive son dernier match ! De l'autre la génération italienne, muni de joueurs reconnus dans le monde entier les : Buffon, Cannavaro, Nesta, Pirlo, Gattuso, Del Piero, Totti on en parle toute l'année oui mais voilà ces joueurs aussi fort qu'ils soient n'ont rien gagner avec la séléction majeure ! Comment est-ce possible ? On se le demande même pas car on veut arrêter de se poser la question côté italien, remporté ce match pour en terminer avec ces questions et ces critiques ! Pour redonner et ramener la splendeur de la marque "Italia" dans le monde entier !
C'est une douce soirée qui s'annonce le 9 juillet 2006, un temps très serein et frais, idéal pour les 22 acteurs qui fouleront la pelouse ! Si les joueurs et les effectifs ont des caractéristiques similaires, il en est tout à fait différent pour les entraîneurs, d'un côté Lippi l'entraîneur qui a tout gagné en club qui inspire la confiance et requiert le respect, un symbole pour l'Italie, alors que de l'autre Domenech conspué une multitude de fois dans son pays tout au long de la phase qualificative, très peu supporté encore au début de ce mondial, il aura réussi à faire tourner les choses en sa faveur en l'espace de 3 matchs. Sur un match tout est possible, les deux entraîneurs le savent et se protègent en suffisance, le schéma tactique appliqué est le même des deux côtés. Buffon dans les cages, Canna-Materazzi dans l'axe de la défense avec côté droit Zambrotta et côté gauche Grosso, milieu axial composé de Pirlo et son bodyguard Gattuso, avec Perrotta côté gauche et Camoranesi côté droit, puis en attaque le seul Toni (préféré à Gila au dernier moment) soutenu par Totti. Côté français Barthez dans les cages, Thuram-Gallas dans l'axe, côté droit Sagnol, Abidal à gauche, un milieu axial solide avec Makélélé-Vieira, des latéraux techniques, vifs et percutants comme Malouda-Ribéry et devant le seul Henry soutenu par Zidane.
Les deux équipes se regardent jouer en début de match, mais pas bien longtemps, Cannavaro montre tout de suite à Henry de quel ingrédient il est fait, en le secouant au milieu de terrain, Henry est KO ! Le médecin arrive, il reprend peu à peu ses esprits mais restera bien 3-4 minutes sur le bord du terrain avant cela. Henry de retour, et c'est Barthez connu et reconnu pour ses magnifiques relances au pied qui envoie un long ballon côté gauche sur Malouda qui celui-ci remet à Henry, une-deux, Malouda s'enfile entre Cannavaro et Materazzi et il s'écroule dans la surface de réparation, pour l'arbitre argentin du jour, M. Elizondo il ne fait aucun doute, c'est Penalty ! Incroyable ! 7 minutes de jeu et voilà qu'un penalty est sifflé en faveur des français, côté transalpin on repense à la malchance qui est de retour, avec ce penalty généreux voire innexistant au ralenti. C'est l'inévitable Zinedine Zidane qui se présente aux 11 mètres. Peu de gens pensent alors qu'il ratera, car il ne rate quasiment jamais, mais encore moins de gens auraient pensé qu'il réaliserait une panenka ! Zidane effectue en effet ce geste, qui manque de peu de raté puisqu'il percute la barre avant de retomber juste derrière la ligne de but et ressortir du but. L'arbitre convalide le but justement ! La France mène 1-0 sur un coup de magie de son maître à jouer ! Côté italien, le maître à jouer (Totti) ne joue pas, difficile de se faire de l'espace entre Makélélé et Vieira, mais l'Italie reprend aussitôt à jouer, et dix minutes après l'ouverture du score des français, Camoranesi joue d'astuce pour obtenir un corner. Camoranesi va le frapper mais Pirlo lui fait signe, c'est finalement Pirlo qui viendra le botter. Dans l'axe sont montés, Cannavaro, Materazzi et figure bien sûr Toni. Un risque est donc pris en cas de contre, le cuir frappé par Pirlo part haut très haut, en direct on croirait qu'il s'en va gentillement vers la touche, mais voilà qu'en fait c'est une illusion, l'effet retombant que Pirlo a donné au ballon fait retomber celui-ci au point de penalty, un corner parfait en somme, parfait mais haut, arrive alors Marco Materazzi façon R.Tchèque, un coup de trampoline, un grand coup car il faut sauter plus haut que Vieira tout aussi grand, mais Materazzi réussi son coup et heurte le ballon de la tête, le ballon s'en va en direction du but, Barthez doit sauter mais ça vient vite, Ribéry saute.... mais le ballon.... RENTRE ! ! ! ! GOOOL !!! Materazzi a marqué !! il lève les mains au ciel pour dédier le but à sa maman et se fait sauter dessus par tout ses co-équipiers ! L'italie l'a fait, elle a retourné une situation qui était vraiment pas évidente ! A partir de ce but égalisateur les italiens domineront tout le reste de la première mi-temps en heurtant même une transversale avec Toni (sa 3eme personnelle) sur un corner. La France n'y est plus, elle reviendra dans le match quelque peu en deuxième période, ou dans le dernier quart d'heure de celle-ci c'est les italiens qui, exterminés par la prestation et les prolongations en demi face aux allemands, aditionné à celle de la 1ere mi-temps commencent à baisser de régime. Le jeu est désormais uniquement français avec les italiens qui se contentent de défendre, mais jamais n'importe comment bien sûr ! La prolongation tombe à pique pour reprendre des energies, mais l'italie a décidé judicieusement de rester bien caler derrière, les joueurs sentent que ce match ne peut que difficilement se jouer sur le terrain desormais, les acteurs sont trop usés. La 1ere mi-temps de la prolongation donnera une occasion à Ribéry, puis une à Zidane qui percutera merveilleusement bien le cuir de la tête mais voilà que Gigi Buffon décide de montrer à toutes les caméras et les gens du monde que c'est lui le meilleur gardien actuel, et il sort un arrêt qui restera dans les anales du football, en claquant le cuir juste au-dessus de la bar ! La 2eme mi-temps reprend, côté italien ce dernier but inscrit par Toni à la 60eme minute mais annulé restera comme une des dernières émotions favorables à se mettre sous la dent, avec un coup franc de Pirlo sortant de peu également. Alors qu'on attend plus que les penaltys voilà que Zidane décide de donner un tournant historique à sa retraite, il donne un coup de tête sur la poitrine de Materazzi le rendant encore plus héro que jamais, et sort tête baissée avec un carton rouge. Choquant quand sa vient de celui que personne n'aurait pu imaginer, le contraire aurait été normale, mais là non, et pourtant les jours suivants sorteront dans les journaux les nombres de coups de sang de Zidane et alors certains se rappeleront que ce n'était pas non plus le saint que les journalistes voulaient nous faire croire, comme quoi l'impact des médias des fois nous fait oublier certaine chose.
Mais il y a une Coupe du monde qui se joue ! Et elle se jouera au tirs aux buts pour la 2eme fois seulement de son histoire. La première ? Coïncidences, 1994, Italie_Brésil et les brésiliens s'imposaient suite aux erreurs de Baresi,Massaro et R.Baggio. Le premier tireur est Pirlo, il avait raté l'année d'avant face au Liverpool en finale de la Champions League, mais cette fois il place son ballon dans l'axe et vient clôturer un mondial jouer en seigneur ! Côté français Sylvain Wiltord s'avance, l'homme qui a permis de dérober l'euro 2000 aux italiens, ballon d'un côté Buffon de l'autre, 1-1. C'est alors que des sifflets tombent des travées, on ne comprend pas, du moins jusqu'à ce que la caméra face le gros plan sur le prochain tireur : Marco Materazzi. Encore une fois la puissance de la presse fera penser qu'il y a de fortes chances qu'il rate (vous lisez souvent que Materazzi marque des penalty ?) et pourtant c'est un des meilleur réalisateur à son poste en Italie, les connaisseurs ne tremblent donc pas plus que ça, et MatriX vient canonner Barthez qui part du bon côté mais ne peut rien, 2-1. C'est au tour de Trezeguet, l'euro 2000 en personne, c'est lui qui nous l'a pris définitivement avant de rejoindre notre championnat ensuite, qui plus est la même équipe que Buffon. Buffon part du mauvais côté, probablement que David à changé de trajectoire au dernier moment, sa frappe par haut, un peu trop haut, elle heurte la barre façon Zidane, retombe mais en dehors de la ligne de but, c'est RATE ! 2-1 toujours et bientôt 3-1 avec la réalisation de De Rossi, et oui celui qui avait pratiquement mis un terme à son mondial avec son coup de coude, il vient se racheter au meilleur des moments, Abidal ne tombe pas sous la pression et réalise le 3-2, arrive alors Del Piero qui avait tout raté contre Barthez 6 ans plus tôt et qui ne se répètera pas puisqu'il prend à contre pied le gardien français 4-2, si Sagnol rate s'est fini, mais Sagnol est dans sa deuxième maison, en Allemagne, il connait bien l'environnement et ne le rate pas 4-3, tout les yeux sont rivés sur le prochain tireur, n'importe qui que ce soit, il sera décisif d'une manière ou d'une autre, un commentateur citera Toni alors le doute pouvait encore subsister (il en a raté 3 la saison dernière), mais quand la caméra a filmé Fabio Grosso alors les doutes se sont vites estompés ! Pour Fabio Grosso cette compétition est un rêve en continue, 5 ans plus tôt il traînait encore dans les quartiers de sa ville à jouer avec ses copains, il débloque d'abord le match piège face aux australiens, ensuite trace le chemin de la finale contre les allemands avec son but, et enfin il a la possibilité de mettre un terme et de concrétiser le rêve de tous les italiens. Grosso prend la balle, la dépose délicatement, il prend son élan important l'élan, regarde les étoiles dans le ciel de Berlin et se dit que lui est les siens aimeraient restés dans les étoiles du football, et cela dépend de lui, tout est au bout de son pied, le gauche, parce que c'est un joueur à part, ça aurait été un autre ça aurait été le droit, mais lui il est à part, jusqu'au bout du pied, il s'élance alors, doucement mais surement, Barthez est sur ses appuis, il sait que Zidane le regarde depuis les vestiaires et espère, Grosso heurte le ballon, Barthez s'élance sur son côté droit, le ballon part fort vite et haut, mais du côté gauche, Barthez est déjà couché à droite et prie pour que le ballon sorte... la balle pourrait heurter la transversale ou sortir mais... elle va se glisser... DANS LA LUCARNE !!!!! c'est fait !!! L'italie est Championne du Monde ! Les joueurs sautent au milieu du terrain et courrent de tout les côtés, les français eux sont allongés et pleurent. La joie des gagnants, la detresse des vaincus, juste le temps de saluer les joueurs et de courir vers les supporters pour chanter l'hymne qui a suivi les italiens tout au long de la compétition le désormais culte : " Po po po po "
Quand Cannavaro lève au ciel la Coupe du Monde, c'est 24 ans de frustration, de malchance, de tout ce qu'on veut qui se renferment dans ce magnifique trophée qui a une saveur plus que spéciale ! La saveur de multiples revanches après les critiques, pour les joueurs, pour l'entraîneur Lippi, la saveur du coeur de la cohésion de cette équipe, la saveur de Pessotto, la saveur des 23 bonhommes et de leur staff qui ont réalisés un rêve, un rêve oui mais qui plus est un rêve qui était parti d'un cauchemard !
Ce triomphe remonte d'un an désormais, mais soyez en sûr, il reste toujours bien présent dans la tête de ses acteurs là.
Les retombées du Mondial Allemand
En Italie ce succès a bien sûr été accueilli comme il se doit, 24 ans après, c'est le Circo Massimo qui a accueilli les Champions du Monde pour une soirée inoubliable. Lippi et les siens n'oublieront pas la fête à Berlin, ainsi que le défilé dans les rues de Roma le lendemain, pour en arriver à cette soirée au Circo Massimo !
Ce succès a permi au football italien de reprendre de la crédibilité, il a également fait taire ses détracteurs bien nombreux, même si ceux-ci ne tarderont pas à se faire sentir à nouveau. Bien qu'une grosse vague d'enthousiasme ait coulée sur toute l'Italie ce succès ne peut pas être comparé à d'autre, car il a vite laissé place au scandale, tout l'été a été consacré à ce dernier...
Le supporter italien a donc réenfilé plus vite que prévu sa veste de supporter de la Juve, du Milan ou autres.
La popularité de certains joueurs a bien sûr augmenté de manière conséquente, Buffon qui a l'issu de ce mondial ne peut être appelé autrement que le meilleur joueur du monde, Grosso et Materazzi ont endossé la cap des "S"auveurs, Cannavaro celle du Mur de Berlin ! Quant à Pirlo et Gattuso ils ont été mis en évidence de multiples fois également.
Niveau publicité, beaucoup moins de bourrage médiatique que lorsque la France avait remporté son mondial en 98, on relèvera des publicités de Gattuso et Totti pour Vodafone, Et 1 ou 2 autres habituelles de Del Piero et Cannavaro.
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En France, ce fût bien sûr une grosse décéption, mais au final tout le monde fût applaudit ! De Domenech à Trezeguet, en passant par Zidane ! Les français en ont voulus à personne, même le Président de la République de l'époque, Jacques Chirac, a tenu à défendre personnellement le geste de Zidane. Qui à dit patriote ?
Le nouvel ennemi du supporter français est devenu Materazzi bien sûr, l'homme qui représente ce mondial perdu, celui qui d'abord les aura fait taire par sa tête, et ensuite aura utilisé la sienne pour faire sortir de lui-même le désormais pensionnaire, Zinedine Zidane. Un héro côté transalpin devenu ennemi dans l'hexagone.
Il fallait bien occuper l'été, ne pouvant faire la fête, les journaux français ont essayé de créer des tensions supplémentaires en pointant du doigt Materazzi dans l'affaire qui ne regarde tout simplement que Zidane. Le Champion du Monde ne tombera préfèrera sauter dans la mer plutôt que tomber dans ce piège de bas niveau, chapeau.
Qu'en est-il des acteurs de cette soirée historique ?
Le scandale a crée des mouvements dans le Calcio, mais si Cannavaro et Zambrotta ont décidé d'émigrés en Espagne (respectivement au Real et au Barca), les autres sont restés au pays. Materazzi est désormais un pillier de l'Inter, respecté de tous, Grosso en revanche n'a trouvé que très peu d'espace à l'Inter et vient donc de signer pour la saison prochaine tenez vous bien en France, à Lyon. Nesta, Gattuso, Pirlo, Gilardino et Inzaghi sont resté fidèle au Milan malgré le scandale, Oddo les a rejoint en cours de saison, alors que Zaccardo et Barzagli eux sont restés au Palermo. Camoranesi, Del Piero et Buffon sont restés même en Serie B avec la Juve, Perrotta, De Rossi, et Totti sont bien sûrs resté à la Roma. Barone lui est parti au Torino. Iaquinta a continué à Udine mais vient de signer pour la Juventus la saison prochaine. Peruzzi a pris sa retraite cette année alors qu'Amelia se cherche encore un club après une nouvelle saison au Livorno.Enfin, Toni a poursuivi une saison à la Fiorentina avant de signer pour la saison prochaine au Bayern de Munich.
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Côté Français, Barthez avait décidé comme Zidane de mettre un terme à sa carrière mais il y a repensé est allez à Nantes pour définitivement arrêter quelques mois plus tard. Couper lui est resté à Lyon alors que Landreau est passé au PSG. Abidal a poursuivi une saison à Lyon avant de signer pour le Barca, tout comme Henry. Ils retrouveront Thuram. Gallas lui est toujours à Arsenal. Sagnol est resté fidèle au Bayern, Chimbonda n'a pas changé non plus, tout comme Makélélé toujours chez les blues. Ribéry a poursuivi 1 saison à l'OM et vient de signer pour le Bayern de Munich, Vieira est passé à l'Inter, Malouda est resté 1 saison à l'OL et vient de signer pour Chelsea, Diarra est toujours à l'OL, Trezeguet à renouvelé à la Juventus, enfin, Wiltord a quitté Lyon.
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2006-07 : la saison post-mondial débute dans le caos
Le scandale a rendu ces derniers verdicts : Juventus reléguée en Serie B avec 17 points de pénalités (réduit plus tard à 11), les autres restent en Serie A mais sont pénalisés comme suit. Le Milan se voit pénalisé de 8 points sur le nouveau championnat mais aussi et surtout de 30 sur le précédent, ce qui lui obligera de passer par les préliminaires de Champions League. La Lazio quant à elle comptera un handicap de 11 points. Enfin, la Fiorentina pénalisé de 19 points et sa qualification en coupe d'europe qui tombe à l'eau.
Des verdicts salés en somme ! Les instances italiennes semble s'être décidé à faire le ménage comme il faut une fois pour toute, contrairement à d'autres. Une poignée de dirigeants écoperont de suspensions et d'amendes également.
A 1 mois pourtant de la victoire à Berlin et malgré ce ménage exemplaire, les autres pays du football et les "grosses têtes" du milieu footballistique en veulent visiblement à l'Italie, les médias vont sans demi mesure mettre le feu en parlant souvent de manière déplacée et irrespectueuse.
Des critiques vont arrivées pour tout le monde, les clichés ressortir, et tout cela encore une fois quand la victime est encore une fois au sol, ça ne vous rappel pas quelque chose ? La leçon n'aurait-elle pas été reçue ou comprise le mois passé ? ...
2006-07 : Retombées et Préliminaire C1
Chaque année on essaie de mettre en évidence le meilleur championnat européen, chaque année il y a litiges, mais cette saison-là la chose semble évidente, du moins sur le papier, avec les arrivées de Cannavaro, Zambrotta et Thuram la Liga a enrichie l'un des seuls postes qui est souvent décrié chez elle : la défense ! Si on pense au foot champagne qui y est produit, alors on tout le monde semble d'accord pour affirmer que cette année là il n'y aura pas photo et la Liga sera le championnat le plus relevé.
La Serie A reste donc quelque peu sur le carreau, même si elle revient finalement un peu plus proche du peuple, et s'éloigne quelque peu du "foot business" de nos années. Avec toutes ses sanctions, les visions ont changées du moins quelques-unes des visions. Voire des Buffon, Camoranesi, Nedved, Del Piero et Trezeguet accepté de jouer en Serie B, un Toni rester à la Fiorentina pour jouer le maintiens en premier lieu, alors qu'il avait justement mérité de jouer en Champions League, ou encore les 5 Champions du Monde milanais accepter d'écourter leur vacances pour venir jouer un préliminaire de C1 qu'il n'aurait jamais eu lieu d'être, ont rapprochés le Calcio à celui des fameuses années 90', fait de courage, de classe et d'intelligence. En résumé, un championnat qui fera surement moins recette à l'étranger, mais qui va ramener les supporters italiens à la base qu'est le football, en montrant que même des grands clubs peuvent payer des erreurs de leur dirigeants !
Mais la prise de conscience est dure à faire, pour beaucoup de joueur passer du Mondial à une autre réalité faite de sanction est extrêmement étrange et bizarre, la condition n'y est pas forcément mais le coeur oui en revanche !
Le coeur justement parlons-en. Comme si le scandale ne suffisait pas, le Milan a perdu 3 pilliers de son équipe avec le retour au pays des Rui Costa et Jaap Stam, puis la trahison de Shevchenko parti à Chelsea pour 40 millions d'¤. Mais cela ne suffit pas justement, les joueurs ne prendront quasiment pas de vacances puisque en plein mois d'août se joue le préliminaire de Champions League. Le professionalisme des joueurs sautent alors aux yeux, aucun ne bronche ou rale, malgré la fatigue et le repos mérité que tout le monde souhaitait après le mondial, tout les joueurs reviennent aussitôt appelé pour se préparer à cette double confrontation face à l'Etoile Rouge de Belgrade. Une confrontation qui sera tout autre que facile, les joueurs ont à peine 1 semaine d'entraînement dans les jambes, et affronte un club qui a l'ambition de retrouver sa splendeur d'antan emmené par leur attaquant phénomène Zigic.
Le match aller se dispute à San Siro le 9 août, le public rossonero fait preuve également de coeur et malgré les vacances ils sont plus de 50'000 à se rendre à San Siro pour encourager les leurs. C'est Filippo Inzaghi qui viendra seller le sort du match en inscrivant le seul et unique but. 1-0 c'est bien mais il faudra rester attentif au retour en Serbie.
Le retour se joue 2 semaines plus tard, et on y retrouve un Milan un peu plus en jambe, les jours d'entraînements supplémentaires leur auront été utile, et bien que les serbes aient repris leur championnat depuis plus d'un mois, ils ne pourront rien face à Filippo Inzaghi tout d'abord et Clarence Seedorf ensuite, le match se terminera 2-1 en faveur des rossoneri qui détiennent donc leur place pour la phase finale de la Champions League.
2006-07 : Place au jeu
Ticket en poche pour le Milan, place maintenant à la Serie A, qui après tant de critiques reprend enfin ses droits et ce sur le terrain ! Ouf s'écrient les supporters !
La Juventus a du mal à se mettre dans la réalité Serie B, et concèdera le nul face à Rimini, mais les choses s'amélioreront ensuite, les hommes de Deschamps sauront s'adapter au jeu plus physique et fermé de la division inférieure.
En Serie A les pronostiques semblent se vérifier, l'Inter et la Roma seules grosses écuries pas touchées par le scandale s'envolent rapidement en tête du championnat, alors que le Milan récupère rapidement les 8 pts de pénalité et semble parti pour réaliser une bonne saison, même si le jeu laisse encore à désirer. La Fiorentina remonte également et la Lazio suit de près.
Mais le premier évènement marquant arrive bien vite, Sampdoria-Inter, un nouveau coup de tête apparait à 2 mois de celui de Zinedine Zidane en finale de coupe du monde ! Et devinez quoi ? Le destinataire est le même qu'à Berlin, et oui, c'est encore une fois Marco Materazzi qui en est victime ! Le coupable cette fois est Delvecchio, un jeune milieu de terrain de la Sampdoria. Cet épisode fera manquera pas de faire ressortir de manière négative une fois encore le football italien dans les médias du monde entier.
Côté Coupe d'Europe, le trio italien composé de Inter, Roma et du Milan se sort sans problème de leur groupe et se qualifie en huitième de finale.
Si l'Inter et la Roma on la réussite également en Championnat, il n'en est plus de même pour le Milan qui aligne les contre performances, les blessés se succèdent, l'infirmerie n'a jamais été aussi pleine, les critiques retombent alors sur les dirigeants et leur mercato raté (départ de 3 cadres pour arrivées d'un Oliveira décevant, d'un Gourcuff juste satisfaisant et d'un bon Bonera). Mais l'équipe dispose de cadre tels que Maldini, Costacurta, Seedorf ou Cafu qui sauront tenir en haleine le vestiaire et qui prendront la défense à tout moment de leur entraîneur, Carlo Ancelotti.
En huitième, le meilleur tirage c'est le Milan qui semble le faire avec le Celtic, alors que la Roma écope de l'ogre Lyonnais et l'Intervore qui ne laisse aucun point trainé en championnat pêche le "petit" Valence.
Il en sera encore une fois tout autrement ! L'Inter qui devait se qualifier facilement aux yeux de tous, emmenés par le meilleur joueur de la planète à cette période-là (Ibrahimovic) pour beaucoup de monde, ne fera finalement qu'une nouvelle mésavanture à leur supporter en se faisant sortir dès les huitièmes de finale !
Le Milan quant à lui réalisera un 0-0 à Celtic après une prestation plutôt bonne, malgré un grand nombre d'occasion manqué, devra aller jusqu'aux prolongations lors du match retour pour se défaire des écossais, après un magnifique chevauché de leur star brésilienne : Kakà !
Mais c'est la Roma qui fait la grosse et bonne surprise ! Le football italien en avait bien besoin et voilà que part son jeu offensif, la Roma séduit beaucoup de monde. Le premier match au couteau à l'Olimpico, les acteurs étant trop tendu, ne restera pas dans les têtes, mais pour le retour ce sera différent. La Roma est donné largement perdante pour son déplacement en France, c'est le retour de 3 Champions du Monde dans le pays qu'ils ont battus en finale l'été dernier, et ils ne manqueront pas de montrer leur supériorité. Après une grosse domination c'est Totti qui ouvrira le bal, suivi ensuite d'un superbe but après une multitude de passement de jambes manoeuvré par Mancini. 2-0 et puis s'en vont. L'ogre Lyonnais est sorti dès les huitièmes, alors qu'il se voyait déjà en finale, la france perd contre l'italie, l'histoire se répète.
2006-07 : La Serie A est joué, la Champions surprenante !
Si le championnat ne passionne plus grand monde, c'est tout simplement parce que l'Inter réalise la saison parfaite l'année ou les autres écopent des pénalités de surcroît ! La Roma, la seule pouvant lutter avec les interistes se met à rêver d'europe et donc laisse petit à petit de côté le championnat également. Les milanais, laziale et florentins vont petit à petit remonter et retrouver une place digne de leur nom. Les milanais remontent petit à petit en puissance justement, le retour de tout les blessés, le mercato réussi de janvier avec les arrivées d'Oddo et d'un Ronaldo version phénomène, a fait beaucoup de bien. La 4eme place qualificative pour les préliminaires de C1 semble désormais chose faite.
Côté Champions League, les quarts arrivent. Le tableau est tombé, la Roma y affronte les anglais du Manchester United et les Milanais eux devront en découdre avec les bien connus allemands du Bayern de Munich. En cas de qualification des deux clubs, ils se rencontreraient en demi finale, alors que de l'autre côté du tableau, Chelsea de Mourinho affronte Valence et Liverpool le Psv.
La Roma va faire une superbe prestation à l'Olimpico contrairement à son huitième contre Lyon. Elle s'imposera 2-1 à domicile, mais aurait pu gagner beaucoup plus, et on sent déjà que ce but de Rooney pourrait bien gâcher la fête lors du match retour. Le retour à Old Trafford on le savait difficile pour les romanistes, mais personne non personne n'aurait pu imaginer qu'il tourne à la correction. 7-1 ! ça se passe de tout commentaire, les hommes du très bon Spalletti auront raté leur soirée, et cette mésaventure viendra malheureusement tâché considerablement les prestations très belles réalisées jusqu'ici dans la compétition. Le football italien en reprend un coup.
Il ne reste alors plus que le Milan. Le Milan qui s'est fait piégé, en jouant très bien le match aller et en se faisant remonté 2 fois par le belge Van Buyten buteur d'un soir. 2-2 à domicile c'est pas très bon, pas bon du tout même en vue du déplacement à l'Allianz Arena pour le match retour ! Gilardino qui a écopé d'un jaune à l'aller sera suspendu pour le retour ce qui veut dire que Carlo Ancelotti devra aligner un Pippo Inzaghi souffrant d'une douleur seul en pointe pour le match décisif ! Il renforce le milieu de terrain qui est composé de Gattuso-Pirlo-Ambrosini pour permettre à Seedorf et Kakà d'agir plus librement dans le dos de Pippo. Un choix qui avait été tenté plusieurs fois lors de la saison et qui a porté ses fruits. Mais l'autre choix très astucieux de Carlo outre le fait de la préparation à Malte en janvier, c'est de commencer à faire parler le turnover en reposant les joueurs clefs 1 match avant le match détérminant. C'est ce qu'il fera avant le retour avec Clarence Seedorf. Ce match retour pour les allemands sonne uniquement comme une revanche ! Revanche pour l'élimination au dernier mondial mais surtout pour les dernières éliminations que le Bayern a essuyé face aux milanais ces dernières années ! Et pourtant les rossoneri vont surprendre les allemands en pratiquant encore une fois un jeu bien supérieur au leur. Le Bayern est dominé dans son antre ! Et l'addition ne va pas tarder à se faire sentir, c'est tout d'abord Seedorf qui d'une frappe puissante et précise s'en vient battre Oliver Kahn. Ensuite, c'est toujours le même Seedorf qui d'une talonnade intelligente vient trouvé Pippo Inzaghi qui s'échappe seul au but et trompe Kahn pour la deuxième fois lors de la 1ere mi-temps : 2-0 ! Le match est tué et les allemands ne s'en remettront jamais, les italiens tiennent leur miracle et surtout leur billet pour les demi finales ou ils auront la possibilité de vanger les romains.
2006-07 : Le duel italien se confirme, Milan prêche le respect !
Le duel entre l'Inter et la Roma se confirme sur tout les terrains, après la Serie A, qui même si bien à l'avantage des interistes verra une superbe victoire romaine lors du match retour, ce duel se déplace donc en finale de Coupe d'Italie ou les deux équipes se retrouveront pour une double confrontation décisive. Les romains ayant déjà perdu à deux reprises face aux interistes auront à coeur de changer la donne cette année-là, pour clôturer une superbe saison qu'ils ont réalisé avec un titre.
Le vieux Milan, les "Mafiosi" (banderole montré par les supporters Serbes lors du match retour en préliminaire), les tricheurs ou autres simulateurs qui n'auraient jamais du participer à cette Champions League eux sont vus comme perdant assuré avant la double confrontation contre Manchester United emmené par le meilleur joueur du monde (et oui il a changé) en la personne de Cristiano Ronaldo.
Le match aller se joue à Old Trafford, et c'est Gilardino qui est préféré au traditionnel Pippo Inzaghi pour se premier match. Manchester va très bien rentré dans son match et sur un cafouillage lors d'un corner viendra ouvrir le score après une sortie calamiteuse de Dida, l'auteur du but ? Cristiano Ronaldo. Mais voilà que cette année le meilleur joueur du monde il change tout les 2 mois, on était parti avec Ibrahimovic, ensuite c'est passé à Kakà puis Messi pour en arriver à C.Ronaldo. Et le changement n'est pas près de se terminer, puisque Kakà vient remettre les compteurs à 0, en égalisant d'une belle frappe croisée dans un angle impossible. Old Trafford est silencieux, mais ce n'est rien en rapport au silence qu'il règnera quelques minutes plus tard quand ce même Kakà va venir mettre l'un des plus beau but de ces dernières années, en passant en revue le 3/4 de la défenseur manchunienne pour venir coucher et battre définitivement Van Der Sar pour la 2eme fois ! Mi-temps Milan mène 1-2 à Old Trafford ! Quelle surprise ! Les vieillards ne sont peut être pas si vieux que ça tout compte fait ? Les blessures de Gattuso et Maldini ne viendront pas faciliter la tâche, et malgré un grand Nesta (impérial depuis son retour de blessure) les manchuniens s'imposeront grâce à un doublé de Rooney. 3-2 au final, un score pas si mauvais pour les italiens. Tout se jouera au retour.
Le retour justement commence sous le signe de l'Angleterre. Une pluie colossale s'abat sur Milan, une pluie anglaise tout simplement ! Galliani essaiera de rassurer l'ambiance en déclarant que " soirée mouillée peut être égale à soirée fortunée " mais peu de gens sont dupes, un tel temps favorisera les anglais qui se cloueront derrière et repartiront en contre alors que les milanais auront bien du mal à développer leur jeu sur un terrain semblable à une patinoire. Et pourtant il en sera pas du tout le cas ! San Siro contre toute attente va très bien absorber la pluie diluvienne qui tombe et le terrain ne sera que très peu glissant finalement ! Le jeu est totalement en faveur des milanais, et ils ne vont pas tarder à le faire payer aux anglais. Sur un centre remis de la tête en retrait par Seedorf, c'est Kakà qui d'une frappe croisée va venir inscrire un nouveau but dans la compétition et ouvrir le score, mais surtout à ce moment-là qualifié Milan ! Quelques minutes plus tard l'histoire se répète mais c'est Seedorf qui cette fois-ci inscrit un superbe but toujours dans le même angle, Cristiano et les siens s'enfoncent... Milan gèrera magnifiquement bien le reste de la rencontre en proposant une prestation somptueuse dans toutes les zones du terrain, et viendra clouer définitivement le match à quelques minutes de la fin par l'intervalle d'Alberto Gilardino entré en cours de jeu pour Filippo Inzaghi. 3-0 net en sans bavure ! Milan est en finale, l'Italie est ENCORE en finale comme le soulignera le quotidien sportif italien (La Gazzetta Dello Sport) !
2006-07 : Les détracteurs retournent leur veste !
Aux portes de la finale revanche face au Liverpool, tous les médias vont encensés la prestation des rossoneri. Plus personne est vieux, plus personne ne triche, tout le monde est devenu beau et fort ! La magie des médias...
Mais le plus beau reste à venir, les 2 gaillards habituels vont se faire entendre également, d'abord Michel Platini, fraîchement élu Président de l'Uefa écrira une lettre à l'attention du club italien en le remerciant pour son merveilleux état d'esprit et culture du football apporté lors de cette année en Coupe d'Europe (alors qu'en début de saison le Milan recevait une lettre disant qu'il serait regardé à la loupe et que l'Uefa se réserverait le droit de l'exclure à tout moment de la compétition si leur comportement laissait à désirer) mais bon on dit bien qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ? Alors dans ce cas on est sûr NI Platini NI Blatter ne sont imbéciles ! Blatter également viendra féliciter le football italien si si, même si 2 mois plus tôt se trouvant en Australie il affirmait que les Italiens n'auraient pas du gagner en Allemagne puisque l'Australie devait logiquement les éliminés en huitième, allez sans rancune Sepp.
Ce qu'on peut dire c'est qu'en 1 an on en aura vu des retournements de vestes de ce genre, que ce soit des médias ou des hauts dirigeants des instances du football !
2006-07 : Finale C1, remake 2005
Cette finale de Champions League n'est donc pas une nouveauté, elle confronte 2 clubs qui ont une grosse tradition dans cette compétition, Liverpool d'un côté, 5 fois vainqueur, et les Milanais 6 fois.
Une saison quelque peu similaire pour les deux clubs, dans le sens ou ils ont eprouvés des difficultées en Championnat mais se sont sublimés en Coupe d'Europe ! Les deux sont partis des préliminaires également.
Une finale qui n'est pas une nouveauté car c'est en fait un remake, pas d'il y a 10 ou 20 ans mais à peine de 2 ans ! La dernière finale entre ces deux clubs remonte au 25 mai 2005 à Istanbul, finale cauchemardesque pour les milanais qui après avoir dominé la quasi totalité de la rencontre, menant 3-0 se feront remonter sur le score de 3-3 pour perdre aux tirs au buts. La malchance vous vous souvenez ?
Mais voilà que c'est différent maintenant, l'Italie a remporté le Mondial, elle a forcé le destin et remis la chance de son côté, en partant d'en bas de très bas, tout comme le Milan, en se gagnant des revanches sur chaque critique reçue, comme le Milan... Beaucoup de similitude entre le parcours de la squadra et la saison milanaise cette année-là !
Si Lippi disait avant la finale que sa se jouerait à " celui qui aura le plus faim " on ne pouvait douter dans ce cas là que les italiens étaient devant, les anglais déjà victorieux 2 ans plus tôt, les joueurs étant quasiment les mêmes, la revanche de cette soirée calamiteuse règne encore dans toutes les têtes milanaises, et les joueurs à l'image d'un Gattuso ultra motivé n'attendent qu'une chose, mettre un terme à ce mauvais souvenir et le renfermer en faisant soulever le trophée à Maldini, comme les italiens avaient enfermés leurs frustrations 10 mois plus tôt par le biais des mains de Cannavaro.
Le 23 mai 2007 se dispute donc cette finale dans le magnifique stade Olympique (tient le Stade de Berlin s'appelait également Olympique) d'Athènes ! Un stade qui a déjà porté chance au milanais victorieux ici face au Barca emmené par l'entraîneur Fabio Capello quelques années plus tôt.
Face à face, Benitez et Ancelotti, une nouvelle fois. Deux entraîneurs très respectés et très intelligents. Des fins tacticiens, d'un côté un entraîneur qui fait déjouer les équipes, Benitez de l'autre Ancelotti qui essaie d'obtenir un bon équilibre tout en développant un jeu offensif et beau à voir tel que le demande son président Silvio Berlusconi. Ce soir-là le seul doute qui règne pour Carlo réside en attaque, Pippo ou Gila ? Il optera pour l'experience et pour le nombre incalculable de buts inscrit par celui-ci dans cette compétition. Tactiquement le match sera tout à fait différent à celui de 2005, en 2005 le Milan avait fait le jeu et perdu, cette année Carlo a décidé d'attendre les hommes de Benitez. Chose qui met moins en évidence le talent de Seedorf et Kakà, mais qui relèvent une nouvelle fois la classe et l'incroyable efficacité de la défense avec des Nesta et Maldini resplendissants puis un très bon Oddo, Jankulovski un peu plus à la peine en revanche. Avec le milieu axial Champion du Monde à savoir Gattuso-Pirlo protegé par l'apport de Ambrosini, ça fait une belle muraille pour contrer les Reds. Et cette muraille va tenir, bien tenir même, pour en arriver à 1 minute de la mi-temps sans concéder de but et juste une ou deux occasions que Dida aura bien sauvé ! Voilà qu'on retrouve alors notre Pippo national qui n'avait plus fait apparition sur notre petit écran depuis une belle poignée de minute. Il permet à Kakà de récuperer une balle qui semblait inutile et qui permettra d'obtenir un très bon coup franc. Andrea Pirlo place le cuir délicatement, c'est alors qu'on se remémore ses dits la veille du match, ou il nous avait affirmé que le ballon était très intéressant qu'il prenait de bons effets et qu'il se mariait magnifiquement bien avec son pied droit, on attend la preuve. Le résultat sera accablant, un coup franc astucieusement tiré à mis hauteur et s'en va droit dans les filets Buuuuuut ! Au ralenti on comprendra qu'en fait le ballon ne s'en va pas droit dans les filets, puisque Reina avait plongé du bon côté, c'est en fait Superpippo Inzaghi qui a dévié le ballon de l'épaule au dernier moment chose qui trompera Reina déjà à terre ! Quel diable ce Pippo ! Un Coaching réussi pour Carlo comme Marcello 10 mois en arrière.
Pour le Milan il ne reste plus qu'à gérer, c'est ce que les joueurs vont faire, en restant bien unis ils vont tuer la deuxième mi-temps d'une manière incroyable, les anglais se sont fatigués tout au long du match et n'ont plus la force ni physique ni mentale d'allez chercher les italiens, ils montent mais désormais sans grande conviction et ne reviennent que très lentement défendre, ce qui crée des espaces considérables pour le génie Kakà, qui n'étant pas satisfait de son coup franc obtenu en 1ere période et de sa magnifique roulette réalisée, s'en va sur une de ses accelerations droit au but, pour glisser la balle à Pippo qui se retrouve alors face à Reina, le couche sans pitié comme il avait couché Petr Cech 10 mois plus tôt, et s'en va mettre le ballon au fond des filets pour aller ensuite s'allonger au poteau de corner, c'est une finale de rêve, c'est le match de rêve que Filippo avait rêvé après tous les pépins physiques qu'il a connu ces dernières années, ce n'est que partie remise pour ce joueur !
Alors que la fête semble pleine et qu'on attend plus que le coup de siffler final pour voir la joie italienne éclatée, arrive un classique anglais, le but après 2 déviations sur corner dans les dernières minutes, l'auteur est Kuyt et le match est réouvert. Il reste 3 minutes plus le temps aditionnels. Les démons d'Istanbul retombent alors sur le terrain, Gilardino entre sur le terrain pour contenir le ballon à la place d'un Pippo à bout de souffle, et les italiens vont alors se remémorer les dits de leur Président qui à la fin de la finale perdue en 2005 avait dit : " Quand une équipe gagne, dans les dernières minutes elle se doit de faire tourner le ballon, l'adversaire ne doit plus le voir, elle doit le cacher " et c'est ce que Kakà et les autres vont faire, Liverpool n'aura plus d'occasions, c'est même Kakà qui va aller se gagner des touches à l'abord de la surface de réparation des anglais. Quand le coup de sifflet de l'arbitre allemand retenti, c'est 2 années de cauchemard qui s'arrête enfin pour les milanais, mais c'est aussi une nouvelle démonstration du football italien au monde du football, c'est une nouvelle preuve accablante qui s'en vient faire taire les nombreux détracteurs bien trop bruyants au dépend de ce football là, c'est la preuve que scandale ou pas scandale, que cliché ou pas cliché, on oublie d'en citer un, un cliché qui pourtant est tout aussi représentatif que les autres lorsqu'on parle du football italien : Le cliché du gagnant !
2006-07 : Les verdicts d'une saison inoubliable
Inoubliable, cette saison restera inoubliable pour le scandale, pour la Juve en serie B pour la première fois, pour la victoire d'un club italien dans la plus grande compétition pour club, pour le record de points et de victoire de l'Inter, pour le magnifique football de la Roma, pour tout ça mais aussi et surtout pour le coeur de tout ces italiens qui ont su essuyés scandales et injures pour en sortir gagnant !
La Juve retrouvera la Serie A, l'Inter deviendra Champion d'Italie mais s'avouera vaincu en Coupe d'Italie au dépend de la Roma. Le Milan donc en tant que Champion d'Europe en titre est qualifié d'office pour la prochaine Champions League sans avoir à passé par les préliminaires. Au final tout les grosses écuries pénalisées auront réussi à gagner quelque chose !
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La problématique
" Le football italien est en voie de disparition " est la phrase qui nous a choqué et qui a été le fil conducteur de ce récit proposé par
Masini tout au long de cet article.
Cette phrase, une nouvelle fois, a été prononcée par Sepp Blatter suivi et appuyée par Michel Platini peu avant le Mondial en Allemagne.
Une phrase sans problème lorsque les faits se vérifient, mais voilà il y a un mais...
Le "mais" c'est quand en l'espace de 10 mois, la victime (le football italien), vient remporter d'abord la meilleure compétition pour séléction (Coupe du Monde) et ensuite celle pour club (Champions League) il y a un problème, un décalage, une absurdité...
Nous ne demandions pas à M. Blatter et M. Platini de deviner l'avenir, mais juste d'avoir une pointe de respect pour un football qui a beaucoup apporté à ce sport, bien qu'il n'en déplaise à certain, qui plus est au moment ou celui-ci se trouvait déjà à terre et blessé !
Ils auront préférés le massacrer mais au final c'est eux qui en sortent ridicules, aussi ridicules que tous les journalistes qui n'auront jamais manqué une critique, mais c'est aussi leur métier, en revanche ces deux-là ne sont pas payés pour pavoiner des idioties et pourtant ils n'en auront jamais autant sorti en 10 mois.
Il y a des leçons à tirer dans la vie, Blatter et Platini auront surement tirées les leurs, en venant récompenser et mettre les médailles au coup à des Champions du Monde et Champion d'Europe toujours italiens, on peut en être sûr, on est pas prêt de réentendre ce genre d'affirmation déplacée de leur part !
La morale
Il ne fait jamais bon de battre une victime se trouvant déjà à terre, jamais !
Après l'histoire enseigne que les italiens en particulier se motivent et se transcendent dans les difficultés. Les critiques déplacées et le manque de respect les révoltent, c'est souvent dans ces situations lorsqu'ils ne sont plus favoris, qu'ils travaillent silencieusement pour revenir en haut de l'affiche, inscrire leur nom dans l'histoire, faire parler les chiffres et taire définitivement les détracteurs !
Et puisque depuis 24 ans on nous rabachait qu'en sport la seule chose qui comptait était d'inscrire son nom dans le panthéon du football, nous terminerons en vous donnant quelques chiffres :
L'italia s'est 4 coupes du monde et 2 euros (mieux qu'elle seul le Brésil et ses 5 Cdm)
Les clubs italiens ont totalisés 11 Champions League (comme l'Espagne)
La fin ou un nouveau commencement ?
Beaucoup ont vus le triomphe de Berlin comme une arrivée pour les italiens, une arrivée longue de 24 années...
Pourtant le football italien s'est reconfirmé au top avec la victoire Milanaise en Champions League...
Puis les titres personnels sont tombés, Cannavaro Ballon d'Or, Gattuso
Pallone di Masini, Kakà probablement futur Ballon d'Or ce qui fera que le titre "reste à la maison"
Mais ne vous êtes-vous jamais demandé si cette victoire le 9 juillet dernier n'était pas en fait un nouveau départ, le commencement d'une nouvelle ère pour l'Italie, une ère qui parlerait moins, dépenserait moins en se concentrant uniquement à démontrer sur le terrain que le travail ça paie, en alignant des trophées, en mettant en évidence des joueurs, les objectifs ne manquent pas, le prochain est celui de décrocher leur billet pour se jouer l'Euro en 2008...
Le 9 juillet dernier a ouvert une nouvelle page d'histoire, une histoire qui a continué à vivre cette année avec la victoire européenne des milanais, et qui nous dit que celle-ci est terminée ?
Masini Prod.